La photographie repose sur 3 réglages de base permettant de définir l’exposition idéale de la photo et d’exprimer sa créativité : l’ISO, l’ouverture du diaphragme et la vitesse d’obturation. Dans cet article, nous allons nous intéresser plus particulièrement à la vitesse d’obturation qui va te permettre de jouer avec la lumière et le mouvement.
Pourquoi parle-t-on d’obturation ?
Avant d’entrer dans le vif du sujet, il est important de savoir de quoi l’on parle quand il s’agit de « vitesse d’obturation ». Jusqu’à aujourd’hui, tous les appareils photo possédaient un cellule photosensible (pellicule ou capteur numérique) et un rideau mécanique, que l’on appel obturateur, servant à protéger la cellule des poussières mais surtout de la lumière. A l’époque des pellicules, il ne fallait surtout pas que le film prenne la lumière au risque de « cramer ». Avec le numérique et notamment les hybrides, l’obturateur mécanique est remplacé par un obturateur électronique, servant uniquement à contrôler la lumière. Le capteur est désormais “à l’air libre” et vous pouvez le voir en changeant d’objectif.
En résumé, l’obturateur fonctionne comme la paupière de l’oeil. Lorsque l’on fermes les paupières, on ne voit rien et quand on les ouvre alors on voit l’image. Sur l’appareil photo, l’obturateur s’ouvre au moment où l’on appuie sur le déclencheur, pour laisser entrer la lumière qui va exposer le capteur et permettre la formation de l’image.
La vitesse d’obturation, qu’est-ce que c’est ?
On parle de vitesse d’obturation afin de déterminer le temps pendant lequel le capteur est exposé à la lumière. C’est la vitesse à laquelle l’obturateur s’ouvre et se referme. On exprime la vitesse d’obturation en fraction de secondes : 1/125s, 1/200s… Grâce à ce réglage de base, tu vas pouvoir :
Apporter plus ou moins de lumière à ta photo La vitesse d’obturation va fonctionner comme un robinet. Plus tu vas avoir une vitesse d’obturation longue, plus tu vas avoir une photo lumineuse (= plus tu laisses couler l’eau du robinet, plus tu as d’eau dans ton verre).
Figer le mouvement ou au contraire avoir du flou Pour un flou de mouvement, tu vas privilégier une vitesse lente (ex. 1/10s) afin de laisser le temps à ton sujet de se déplacer et donc de devenir flou. À l’inverse, pour figer ton sujet il faut utiliser une vitesse rapide (ex. 1/250s).
Pour résumer :
Vitesse rapide (ex. 1/1000s) = obturateur ouvert peu de temps = peu de lumière = mouvement figé
Vitesse lente (ex. 1/10s) = obturateur ouvert longtemps = beaucoup de lumière = mouvement flou
Comment régler la vitesse d’obturation ?
Pour pouvoir régler ta vitesse d’obturation, tu dois être en mode manuel ou dans le mode priorité vitesse (Tv ou S). Si tu débute, je te recommande ce dernier mode, ainsi tu vas pouvoir te concentrer sur ta vitesse et laisser l’appareil photo gérer l’exposition automatiquement via le réglage du diaphragme.
Effet de filé. Vitesse : 1/125s
Je t’encourage à jouer avec ta vitesse d’obturation pour des effets créatifs. De nuit du peux opter pour une pose longue afin de faire du lightpainting et sur les sujets en mouvement tu peux utiliser une vitesse d’obturation un peu lente pour faire un effet de filé, comme la photo ci-dessus ! N’hésite pas à poser des questions dans les commentaires et à me taguer sur tes photos instagram : https://instagram.com/williamjezequel/
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Perfectionnement photo
Développez vos compétences photo ! Destiné aux photographes amateurs ayant suivi le cours d’initiation photo ou possédant des notions de base, l’objectif de ce cours est de maîtriser tous les réglages avancés de l’appareil. Pendant ces 3h, je vous explique comment réussir vos photos dans toutes les conditions.
Au-delà d’une bonne communication, l’image de marque d’une entreprise transparaît aussi par celle de ses salariés. Elle peut renforcer ou complètement décrédibiliser le message et l’image que vous voulez véhiculer. Il est donc important de soigner les photos de vos équipes pour qu’elles soient à leur avantage dans toutes les communications. Les usages de ces portraits individuels de vos salariés sont bien plus larges que vous ne pouvez l’imaginer. Aujourd’hui, tous ont des réseaux sociaux types Linkedin ou Twitter, sur lesquels ils peuvent échanger avec vos clients ou prospects ou être amenés à intervenir sur des événements qui auront besoin de photos pour annoncer les speakers. En interne, un trombinoscope est très pratique si vous avez un RSE ou pour aider les nouvelles recrues à faire connaissance avec leurs collègues. Enfin, cela peut parfois être indispensable de présenter votre équipe pour convaincre des prospects ou lever des fonds auprès d’investisseurs.
Pour un résultat optimal et harmonisé, il convient de confier la réalisation du trombinoscope à un photographe professionnel qui viendra dans votre entreprise avec son studio photo. En plus de produire de belles photos, une séance photo est un bon prétexte pour réunir tous vos collaborateurs et partager un moment de cohésion.
Cependant, tout le monde n’est pas à l’aise devant l’objectif et il est parfois difficile de mettre à l’aise son équipe. Visages crispés, corps figés, tenues pas adaptées… Voici quelques conseils à donner avant le jour du shooting photo.
Le choix de la tenue vestimentaire
Le choix de la tenue vestimentaire à des conséquences directes sur la séance photo.
En effet une personne qui n’est pas à l’aise dans sa tenue le fera ressentir sur ses photos. Par exemple, une femme toujours en jean et se retrouve en robe avec des talons sera plus tendue lors du shooting. Ainsi, la tenue doit correspondre à la personnalité du modèle et rester cohérente avec le fond choisi (pas de blanc si le fond est blanc). Évitez aussi les motifs ou logos trop imposants.
Vous êtes plus de 350 à avoir téléchargé mon mémo photo. Lancé en 2013 et mis à jour une première fois en 2014, il était grand temps de l’actualiser. Pendant 2 ans, j’ai récolté et digéré les remarques faites par mes élèves pendant mes cours photo afin de mieux cerner vos attentes. J’ai ainsi intégré les commentaires les plus récurrents dans cette 3e version du mémo photo.
Plus petit, plus épuré et pourtant plus complet
J’ai très souvent remarqué que mes élèves pliaient naturellement le mémo photo de manière à le rentrer plus facilement dans leur sac photo. Anciennement au format A6 avec 8 pages, cette nouvelle version passe au format A7 avec 16 pages.
[minti_alert type=”warning” close=”false”]Conseils d’impression : Choisissez une impression à 100%, une marge de 8mm est déjà prévue pour anticiper le blanc tournant de votre imprimante. Optez pour une impression recto/verso via le bord le plus large (parfois appelé portrait). [/minti_alert]
Ce nouveau pliage me permet d’enrichir le mémo avec de nouveaux contenus :
Des conseils sur l’utilisation du flash et la manière de gérer la puissance
9 règles de cadrages avec un lien vers une vidéo explicative.
Des exemples de photos avec les réglages utilisés pour vous aider à faire les votres.
J’ai eu de nombreuses demandes concernant des modèles de photo et des conseils sur le cadrage de ses photos. C’est désormais chose faite !
Les régales de base (ISO, Diaphragme, Vitesse) déjà présents profitent eux aussi de cette mise à jour. Les valeurs présentées sur les schémas ont été adaptées pour coller aux valeurs couramment présentes sur les appareils photo grand public. J’ai aussi revu le vocabulaire employé pour être plus juste et ne pas créer de confusion, notamment entre la faible profondeur de champ (flou d’arrière-plan) et la pose longue (flou de mouvement). Pour faciliter la lecture, j’ai également ajouté des icônes représentant des conditions lumineuses (pour l’ISO) ou des effets créatifs (pour l’ouverture du diaphragme et la vitesse).
Télécharger le mémo
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Que vous soyez un photographe débutant, amateur ou confirmé, vous avez certainement été (ou serez un jour ou l’autre) confronté à l’envie de réaliser des portraits. Si l’exercice parait simple de premier abord, la photo portrait répond à quelques règles essentielles méconnues et pourtant indispensables pour un résultat digne de professionnels. Je tiens donc à partager avec vous quelques conseils et astuces qui vous aideront à progresser dans cet exercice.
1. Choisir le bon objectif
La plupart des appareils photo sont équipés d’un objectif 18-55mm f3.5-5.6, prévus pour la photo de paysages et les portraits. S’il est possible de faire des portraits avec ces objectifs, ce n’est clairement pas l’idéal, car le grand-angle va avoir tendance à déformer le visage, surtout lorsqu’on est proche du sujet. Il est recommandé d’utiliser des objectifs à partir de 50mm. Pour le portrait, on préfère généralement les focales fixes ou des téléobjectifs avec une grande ouverture de diaphragme. Ces objectifs ont l’avantage de ne pas déformer le sujet et d’avoir une plus faible profondeur de champ (= flou d’arrière-plan) grâce au phénomène de compression de l’objectif et la grande ouverture du diaphragme. Le 50mm f1,8 a un excellent rapport/qualité prix, puisqu’on le trouve pour une centaine d’euros chez tous les constructeurs. Si vous avez un plus gros budget, optez pour un 85mm f1,8.
2. Utilisez le mode Priorité ouverture (Av – A) ou le mode manuel
Lorsqu’on fait un portrait, on cherche le plus souvent à faire ressortir le sujet en le détachant de l’arrière-plan via une faible profondeur de champ. Pour avoir la main sur ce réglage il est important d’utiliser le mode priorité ouverture ou le mode manuel de votre appareil photo. Pour rappel, plus la valeur de “f” est proche de zéro (ex. f2,8) plus l’ouverture est grande et la profondeur de champ faible.
3. Ouvrez votre diaphragme… mais pas trop
Le choix de l’objectif est ici déterminant, puisque c’est lui qui va limiter l’ouverture que vous pouvez fixer. Sur un 18-55mm classique, vous aurez une ouverture de f5.6, alors qu’avec un 50mm ou un 85mm, vous aurez une ouverture de f1.8. Plus le diaphragme sera ouvert, plus faible sera la profondeur de champ. Cela présente l’avantage de détacher son sujet comme précisé plus haut, mais aussi de lisser la peau et les défauts de votre modèle. Il faut néanmoins faire très attention à bien faire votre mise au point sur le regard, au risque de vous retrouver avec un nez net et le reste du visage flou. D’ailleurs pour éviter ce genre de désagrément, je vous recommande d’utiliser une ouverture de f2.8 à f4, pour un objectif capable d’ouvrir à f1.8. Vous serez ainsi certain d’avoir l’intégralité du visage net et l’objectif aura un meilleur piqué.
Portrait avec une grande ouverture f1,4.
4. Apprenez à reconnaître la lumière naturelle
Il existe 3 types de lumière naturelle : la lumière dure, la lumière douce et la lumière plate. Chacune à ses spécificités et nécessite d’adapter sa façon de travailler.
La lumière douce : On parle de lumière douce quand le soleil n’est pas trop haut et est filtré par quelques nuages de manière à avoir une lumière diffuse. On trouve généralement ce type de lumière le matin ou en fin de journée. C’est la lumière idéale et la plus facile à utiliser. Elle permet d’avoir une source de lumière claire qui ne marque pas trop les ombres sur le visage. En général, on va placer la lumière à 45° du visage de manière à éclairer tout le visage sans éblouir le modèle.
La lumière dure : On parle de lumière dure lorsque le soleil est au zénith et/ou qu’il n’y a aucun nuage pour diffuser les rayons du soleil. Cette lumière à tendance à créer des ombres franches sur le visage et à éblouir le sujet. On peut exploiter ce type de lumière de différentes façons, mais le plus simple est de faire un contre-jour. Dans ce cas-là, pensez à régler votre mesure d’exposition sur la mesure spot [ . ] ou pondérée centrale [( )]. De cette manière, vous allez pouvoir vous concentrer sur l’exposition du sujet, plutôt que sur celle de l’arrière-plan qui lui sera surexposé. Si vous voulez avec une bonne exposition sur votre sujet et sur l’arrière-plan, vous pouvez utiliser un réflecteur pour renvoyer la lumière de l’arrière-plan sur le visage de votre modèle.
La Lumière plate : On parle de lumière plate quand la couverture nuageuse est importante, tellement importante qu’on n’arrive pas à distinguer d’où viennent les rayons du soleil. Cette lumière est intéressante puisqu’elle permet d’orienter son sujet indépendamment de la source lumineuse, mais présente l’inconvénient d’écraser les couleurs. Vous devrez jouer des contrastes entre votre sujet et l’arrière-plan.
Lumière douce | 1/100 – f3,5 – ISO 100
5. Suivez les règles de cadrage
Passé l’aspect purement technique, ce qui va faire que vos portraits seront réussis c’est aussi la créativité dont vous allez faire preuve. Est-ce que vous arriverez à transmettre une dynamique dans votre photo ? Pour vous aider, il existe plusieurs règles de cadrages que vous pouvez suivre.
La règle des tiers : Règle très connue en photo, elle est sûrement la plus importante. La règle des tiers consiste à ne jamais ô grand jamais mettre le visage de son modèle au centre de la photo. Sinon cela va tasser votre sujet et donne l’impression qu’il est petit et gros. On va donc placer le regard sur ou au dessus de la ligne du tiers du haut et placer le cou/ buste au centre de la photo. Pour vous aider, vous pouvez utiliser le collimateur le plus haut de votre appareil photo et le placer sur le visage. Vous serez ainsi certain de respecter le placement de votre sujet.
Remplissez le cadre : Toujours dans l’esprit de la règle des tiers, en portrait on va chercher à occuper l’espace de la photo pour concentrer l’attention sur son sujet plutôt que sur l’arrière-plan. On va ici respecter le ratio 2/3 occupé par le modèle et 1/3 de “vide” ou l’inverse si c’est important de situer le sujet dans son environnement. Il est aussi important de laisser ce vide en direction du regard de façon à donner du mouvement à votre photo.
Placez l’oeil dominant au centre de la photo : Pour les portraits de face, vous pouvez donner du mouvement à votre photo en plaçant l’oeil dominant (celui qui accroche le photographe) au centre de la photo. Imaginez une ligne verticale qui coupe la photo en deux… placez l’oeil sur cette ligne. Une alternative consiste aussi à créer une symétrie parfaite.
Rapprochez-vous du sujet : lorsqu’on travaille avec un modèle, il est important de créer une complicité. Pour cela, n’hésitez pas à vous rapprocher de votre sujet, tout en respectant l’espace vital de votre modèle. La complicité se ressentira dans votre photo et on plongera davantage dans le regard du modèle.
Trouvez un cadre naturel : Pour donner une autre dimension à votre portrait, vous pouvez utiliser votre environnement pour créer des cadres naturels comme une fenêtre, un hublot de train, des ombres…
Soyez fous, soyez vous ! Comme le dit une célèbre marque d’ameublement et de décoration de la région, soyez fous ! Les règles sont faites pour vous aiguiller et vous aider à progresser, mais il faut aussi savoir les transgresser et faire preuve d’imagination.
Portrait à 360°
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Portrait photo
Illuminez vos portraits ! Destiné aux photographes ayant déjà les notions de base, l’objectif de ce cours particulier est d’apprendre à réaliser vos photos portraits en extérieur et en lumière naturelle. Durant ces 3h, je vous transmettrai mes astuces et vous conseillerai sur le matériel nécessaire pour réussir vos portraits dans toutes les situations.
Exit le mode tout automatique, reprenez la main sur les réglages réalisés par votre appareil en utilisant les modes avancés.
En plus de vous prioriser certains réglages selon l’effet créatif voulu, vous aurez la main sur le flash et les réglages avancés comme la balance des blancs, la mesure de l’exposition ou le mode d’AF. Il est indispensable de paramétrer ces réglages pour un résultat optimum, surtout en dehors du mode manuel.
Programme – P
Dans le mode programme c’est à vous de définir la sensibilité (ISO) de l’appareil. La vitesse d’obturation et l’ouverture du diaphragme vont être calculés automatiquement de manière à avoir une bonne exposition, sans pour prendre en compte de type de sujet pris en photo. Ce mode est intéressant lorsque vous prêtez votre appareil photo à une personne qui ne s’y connait pas. Elle peut ainsi profiter des automatismes de l’appareil tout en ayant le contrôle sur la sensibilité.
Priorité Ouverture – A ou Av
Dans le mode priorité ouverture c’est à vous de définir l’ouverture du diaphragme et la sensibilité (ISO) de l’appareil. La vitesse d’obturation est calculée automatiquement de manière à avoir une bonne exposition. Ce mode est plutôt adapté aux sujets immobiles comme un paysage ou un portrait. Ici vous vous focalisez essentiellement sur la profondeur de champs.
Priorité Vitesse – S ou Tv
Dans le mode priorité vitesse c’est à vous de définir la vitesse d’obturation et la sensibilité (ISO) de l’appareil. L’ouverture du diaphragme est calculée automatiquement de manière à avoir une bonne exposition. Ce mode est intéressant lorsque vous photographiez un sujet en mouvement. Ici vous allez chercher à figer (vitesse rapide) ou pas (vitesse lente) le mouvement.
Manuel – M
Dans le mode manuel c’est à vous de définir la vitesse d’obturation, l’ouverture du diaphragme et la sensibilité (ISO) de l’appareil. Aucun réglage automatique n’est fait par l’appareil, mais il mesure votre exposition pour vous aider à trouver les bons réglages. Gardez un oeil sur la réglette d’exposition pour savoir si vous êtes sous-exposé, sur-exposé ou bien exposé.
Le cadrage d’une photo est tout aussi important que les réglages techniques de l’appareil. Le cadrage permet de mettre en valeur son sujet en facilitant la lecture de l’image par des règles de compositions élémentaires. Le photographe Steeve Mc Curry présente dans cette courte vidéo les différentes règles de composition, illustrées par ses photographies.
En résumé,voici les 9 règles de composition qu’il faut retenir :
utiliser la règle des tiers en découpant l’image en 9 rectangles et en plaçant les points d’intérêts aux intersections et les éléments importants sur les lignes
reconnaître les lignes directrices pour guider l’oeil vers le sujet de la photo
s’appuyer sur les diagonales pour donner du mouvement et du dynamisme à l’image
savoir reconnaître les cadres naturels comme les fenêtres ou les portes
trouver un contraste important entre le sujet et son environnement
remplir le cadre en se rapprochant de ses sujets en portrait,
placer l’oeil dominant du visage au centre de l’image
trouver les répétitions de motifs pour un effet esthétique et rompre la répétition grâce à un élément différent
utiliser la symétrie pour obtenir une image flatteuse
Les réglages avancés de l’appareil photo vous permettent d’affiner vos paramètres de prise de vue de manière à avoir une photo qui correspond parfaitement au rendu désiré. Il y a 3 réglages avancés à retenir : La balance des blancs, le mode d’auto-focus et la mesure d’exposition.
La balance des blancs permet d’étalonner le capteur de votre appareil photo et ainsi de corriger la dominante de couleur de l’éclairage ambiant. Il est par exemple très fréquent en intérieur d’avoir des photos teintées de jaune ou d’orange (éclairage ambiant très chaud). Dans cet exemple, pour compenser la dominante de couleur, on va utiliser la balance “incandescente” qui va ajouter du bleu. Pour rééquilibrer une dominante de jaune, on ajoute du bleu et vice versa, pour corriger du vert on ajoute du rose et vice versa. À noter que la balance des blancs peut être facilement corrigée après coup si le format de fichier de la photographie est le RAW.
Autofocus
Exemple de sujet en mouvement nécessitant un AF-C
L’Autofocus permet à l’appareil photo d’effectuer la mise au point sur votre sujet. Si celle-ci est “automatisée”, il est fortement recommandé de ne pas laisser trop de liberté à l’appareil lors de la mise au point, car ce dernier effectue l’autofocus en fonction du contraste, ce qui peut poser problème en cas de contre-jour par exemple. Plusieurs paramètres permettent de reprendre la main sur la mise au point, tout en gardant une part d’automatisme :
Le mode d’autofocus permet de déterminer le type de scène. L’autofocus ponctuel (AF-S ou OneShot) est adapté pour les sujets immobiles ou presque comme des portraits ou des paysages. L’autofocus continu (AF-C ou Ai Servio) pour les sujets en mouvement, comme des enfants ou du sport.
Mesure de l’exposition
La mesure de l’exposition permet à l’appareil photo de définir les réglages optimaux pour une exposition parfaite. Il existe 3 types de mesures de l’exposition
Mesure multizone [( . )]
La mesure multizone, appelée également matricielle chez Nikon, ou évaluative chez Canon, est l’option recommandée dans la plupart des situations. L’appareil mesure une grande partie de la vue et définit l’exposition en fonction d’une moyenne réalisée à partir de différentes portions de l’image. Ce mode de mesure est particulièrement adapté si l’exposition est uniforme sur toute la photo = pas de différence importante entre des zones très foncées et des zones très claires.
Mesure pondérée centrale [( )]
Avec la mesure pondérée centrale, l’appareil effectue une mesure similaire à celle utilisée pour le multizone, sauf qu’il attribue une pondération plus importante à la zone centrale de la photo. Ce mode de mesure est idéal pour faire ressortir le sujet au centre ou pour le portrait, car on expose bien le portrait qui est central par rapport aux détails en arrière-plan.
Mesure spot [ . ]
Avec la mesure spot, l’appareil mesure un cercle de petite taille centré sur la zone de mise au point active (= collimateur). Comme un spot, il met toute son attention sur une petite zone de l’image, permettant d’exposer des sujets de petite taille dans des situations d’éclairage difficile. Ce mode de mesure est idéal pour exposer correctement des sujets de petite taille avec des conditions lumineuses assez difficiles : visage à contre-jour, sujet très clair sur fond sombre ou sujet très sombre sur fond clair, photo de concert…
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Les réglages de base de l’appareil photo vous permettent de définir l’effet créatif voulu et de maitriser l’exposition lumineuse de votre image. Il y a 3 réglages à parfaitement maitriser : l’ISO, l’ouverture du diaphragme et la vitesse d’obturation.
ISO
L’ISO correspond à la sensibilité de l’appareil. Plus les ISO sont élevés plus l’appareil est sensible à la lumière, mais des ISO trop élevés dégradent la qualité de l’image. C’est ce que l’on appelle le « Bruit ». En résumé, on utilise un ISO bas en plein soleil (ex. 100 ISO) et un ISO élevé la nuit (ex. 3600 ISO).
Vitesse d’obturation
La vitesse d’obturation détermine le temps de pose de la photo. Elle permet de réguler la lumière qui entre dans l’appareil photo et de figer le mouvement du sujet. A noter que la vitesse de référence est 1/100, c’est une valeur idéale qui permet de figer les tremblements du photographe et les sujets en mouvements lents. Les sujets en mouvements rapides seront en revanche flous. Pour les sujets rapides, comme du sport on va privilégier une vitesse rapide à partir d’1/250. En résumé, on utilise une courte exposition ou vitesse rapide (ex. 1/400 de seconde) pour figer le mouvement ou faire entrer moins de lumière. On utilise une vitesse lente ou longue exposition pour obtenir un flou de mouvement ou faire entrer plus de lumière.
Ouverture du diaphragme
Le diaphragme règle l’ouverture de l’objectif. Il permet de réguler la lumière qui entre dans l’appareil photo et de jouer sur la profondeur de champs. Une grande ouverture (ex. f2,8) permet d’obtenir plus de lumière et une faible profondeur de champs (=sujet net, arrière plan flou). A l’inverse une faible ouverture (ex. f10) réduit le débit de lumière qui entre dans l’appareil et offre une grande profondeur de champs (= sujet et arrière plan nets).
Selon l’effet recherché vous allez prioriser l’un de ces réglages et composer avec les 2 autres pour obtenir une bonne exposition. Voici quelques exemples de réglages.
En cas de faible lumière :
Si vous privilégiez un ISO bas pour limiter le bruit (ex. photo en intérieur).
Pour compenser le manque de lumière il faut soit une vitesse lente soit une ouverture de diaphragme importante.
Si vous privilégiez une vitesse d’obturation rapide (ex. photo de sport en salle).
Pour compenser le manque de lumière il faut monter les ISO ou avoir une ouverture de diaphragme importante.
Si vous privilégiez une faible ouverture de diaphragme (ex. paysage de nuit).
Pour compenser le manque de lumière il faut une vitesse d’obturation lente ou monter en ISO.
En cas de forte lumière
Si vous privilégiez un ISO élevé. (ex. photo à la montagne)
Pour compenser la luminosité il faut augmenter la vitesse ou fermer le diaphragme.
Si vous privilégiez une vitesse d’obturation lente. (ex. foule anonyme et un peu flou)
Pour compenser la luminosité il faut soit réduire l’ISO, soit fermer le diaphragme.
Si vous privilégiez une grande ouverture de diaphragme (ex. photo portait en extérieur).
Pour compenser la luminosité il faut baisser les ISO ou augmenter la vitesse d’obturation.
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Initiation photo
Sortez du mode automatique ! Destiné aux débutants, ce cours photo particulier a pour objectif d’appréhender les bases de la photographie et de prendre en main votre appareil photo. Pendant 3h, je vous accompagne dans l’apprentissage des réglages manuels élémentaires : ISO, vitesse d’obturation et ouverture du diaphragme.
Le vendredi 20 mars 2015 une éclipse solaire partielle a eu lieu en France. A Nantes, près de 80% du soleil était masqué par la Lune. En prévision de ce grand événement, je me suis préparé afin de réaliser des photos de l’éclipse… (suite…)